Cloud : Choisir son portail et son orchestrateur

CLOUD : CHOISIR SON PORTAIL ET SON ORCHESTRATEUR

Avec l’avènement de l’automatisation, de nombreuses solutions sont arrivées sur le marché dans le but de servir au mieux les clients. Du logiciel propriétaire à l’Open source, des solutions complexes aux plus évidentes, qu’existe-t-il sur le marché aujourd’hui, et que choisir en fonction de ses besoins en automatisation?

Utiliser Cisco : les cas où cette solution est la meilleure option

Issue en grande partie de rachats, la suite Cisco est encore jeune. Elle se compose principalement d’un portail Self-Service et d’un orchestrateur. Cisco propose également de nombreux autres outils qui peuvent en fonction des besoins, venir compléter l’offre de base. Contrairement à d’autres, Cisco laisse avec son portail, une très grande flexibilité à ses clients. Presque tous les aspects du portail peuvent être customisés. Il permet une gestion très fine des actions et peut se connecter ou interagir avec d’autres logiciels sans limite.

Le respect de la norme occi est également un des points forts de ce portail. L’orchestrateur quant à lui constitue le point faible de cette solution. Non pas que le moteur soit mauvais mais le nombre de connecteurs vers des services tiers y est limité et la petite communauté d’utilisateurs et développeurs, bien qu’active, n’est pas aussi développée que pour d’autres solutions existantes. C’est une lacune que l’on retrouve dans NSO, l’outil permettant l’automatisation des équipements réseaux.

Cette suite, encore jeune chez Cisco, possède des atouts certains. Pourtant, le manque de contenu empêche son déploiement. Elle est en revanche très intuitive à mettre en place et à administrer.

La suite HP : un orchestrateur musclé

Chez HP, nous trouvons une suite désormais reconnue. Composée du portail (CSA), de l’orchestrateur (OO) puis du gestionnaire de serveurs (SA). Comme chez Cisco, ces produits sont compatibles avec des solutions externes. Ce qui est le cas de NA, pour le réseau ou encore Codar pour le Continuous Delivery. Le portail est assez limité, du point de vue de la personnalisation graphique, mais aussi en fonctionnalités. Il est difficile de l’utiliser hors de la suite.

En revanche l’orchestrateur est l’outil qui permet à HP de marquer des points. Avec les dernières versions, HP livre un orchestrateur performant qui inclut un nombre de connecteurs impressionnants. Malgré quelques manques, l’importante communauté et ses multiples interactions permettent de toujours trouver des solutions. Autre avantage, le moteur a été en partie libéré et se retrouve dans CloudSlang. HP SA est aussi un avantage majeur de cette suite. De nombreuses tâches d’administration peuvent lui être confiées, allant de la gestion de configuration, au provisionning, en passant par les audits de sécurité.

Les capacités de cette suite sont excellentes. Il faut quand même quelques mois pour l’appréhender et son administration est un métier.

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Open source : plus de liberté rime-t-il avec qualité ?

Aussi bons que puissent être les outils propriétaires, il faut désormais compter sur leurs homologues issus des communautés open-source. On retrouve de nombreuses solutions et la lecture des différents blogs ou sites spécialisés révèlent, que beaucoup d’administrateurs ont créé leurs propres solutions pour pallier au manque qui avait été relevé il y a plusieurs années.

Puppet est pour le moment l’outil le plus répandu parmi les solutions open source. Jouissant de nombreuses références, il bénéficie d’un support entreprise proposé par PuppetLabs. La mise en place est intuitive, mais le prix ainsi que la nécessité d’apprendre le langage spécifique à Puppet peut représenter des freins à son déploiement.

En outsider, on trouve Ansible, une solution plus récente qui ne nécessite l’apprentissage d’aucun nouveau langage. Ansible utilise essentiellement ssh pour se connecter aux serveurs à gérer et ne nécessite aucun agent à installer. Sa mise en place est simple et de nombreux modules sont disponibles sur le site officiel. Un des inconvénients majeurs est le manque d’une interface de gestion. De plus il est possible d’investir dans Ansible Tower qui offre une interface web de configuration.

A côté de ces deux solutions permettant la gestion de vos serveurs, on trouve Openstack permettant de faire de l’IaaS. Cette solution est bien plus complexe que les deux précédentes mais la finalité est très différente. Openstack est une solution qui peut être autonome comme le sont les suites Cisco et HP.

Dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle infrastructure, Openstack peut s’avérer intéressant. Il présente encore des lacunes, notamment son portail Horizon qui n’est pas aussi complet qu’on le voudrait, ainsi que le module Heat pour l’orchestration qui est encore très jeune et bien plus limité qu’un HP OO.
En revanche, pour gérer au quotidien une infrastructure legacy, cette solution n’est pas à privilégier car le coût de mise en place serait très important.

Selon les cas d’usage, certaines solutions sont plus indiquées que d’autres. Lors de votre choix d’un portail ou d’un orchestrateur, il faudra prendre en compte le coût mais également la réponse que peuvent apporter les outils à vos besoins actuels et à venir.

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